Le « château » d’Hardricourt, son parc et les communs, qui représentent une emprise d’environ 8 hectares en plein centre de la commune, appartenait à la famille MARTIN.
Cette propriété dans les années 1960 a été morcelée en 3 lots.
Le château, avec presque 2 hectares de terrain, est aujourd’hui propriété privé.
Les communs, avec 1 hectare de terrain, sont propriétés d’un particulier.
Le parc, d’une superficie de 5 hectares, est propriété de la commune depuis 1995. L’ancienne propriétaire s’étant décidée à vendre rapidement, la commune a dû prendre une décision en urgence et a acquis ce parc avec l’aide du Conseil Régional et l’aide du Conseil Général.
Ce parc, qui n’avait plus été entretenu depuis les années 1950, était dans un triste état. La commune a fait appel au C.A.U.E 78 pour obtenir des conseils en aménagement et pour l’établissement du dossier de consultation, afin de choisir un maître d’œuvre pour l’aménagement de ce parc.
Les travaux ont été prévus échelonnés sur 4 ans (tranches I à IV).
Le Conseil Municipal d’Hardricourt, sur ces bases, a obtenu les aides du Conseil Général des Yvelines et de l’Agence des Espaces Verts d’Ile de France (A.E.V).
Au cours des travaux, des surprises sont venues se greffer comme, par exemple, le mur de la douve, d’une longueur de 110m, qui a dû être reconstruit.
Finalement, cette partie du parc, qui a été inaugurée le 26 juin 2004, est ouverte au public depuis le 8 mai 2002 et a déjà été le cadre de nombreuses manifestations, comme la recherche des œufs de Pâques, les courses en sac, activités de plein air pour les écoles, etc…
Du fait de l’acquisition par la commune de la nouvelle mairie, qui comprend un parc d’un hectare mitoyen avec le parc du château, le Conseil Municipal a délibéré le 23 juillet 2003 pour solliciter du Conseil Régional et du Conseil Général, l’autorisation d’inclure ce nouvel hectare dans le projet des tranches III et IV.
« QUI A HARDRICOURT EST AGEE DE BIENTÔT 4 SIECLES ET SE NOMME SUZANNE ? »
Réponse : La cloche de l’église Saint Germain d’Hardricourt
Le beffroi (charpente du clocher qui soutien la cloche) a été refait entièrement. Pour cela à hauteur des quatre arcades doubles supportant les abat-son, à l’intérieur du clocher que neuf mètres carrés a été installé un plancher de chêne soutenu par quatre poutres encastrées dans le mur. Sur ce plancher a été monté une pyramide de poutres également en chêne, indépendantes des murs à l’intérieur de laquelle SUZANNE (5 à 600 kg) est suspendue avec son volant métallique permettant l’entraînement électrique des carillons ; les sonneries étant obtenues par un marteau indépendant.
Suzanne née sous Louis XIII et Richelieu a traversé les siècles non sans dommage, ainsi le bord de sa jupe (0,89 m de diamètre) est un peu grignoté par usure ou chocs. D’une façon générale le mouvement d’oscillation d’une cloche est toujours transversal par rapport à l’axe principal de l’église et dans sa nouvelle implantation Suzanne a été tournée de 90° pour que le battant, dans son mouvement, frappe de nouvelles surfaces non battues de la cloche et ainsi pérennise son existence. Ce battant en acier forgé est neuf, pèse 18 kg pour une hauteur de 0.80 m. Sur la cloche figure son « acte de baptême » dont voici le texte :
Mre (MESSIRE) NICOLAS LEGENDRE, CURE D’HARDRICOURT
JE SUIS NOMMEE SUZANNE PAR DAME SUZANNE DE LANGERAS, FEMME DE Mre (MESSIRE) CHARLES D’ESME, CHEVALIER, SEIGNEUR DE LA CHESNAYE, Coer (Conseiller) DU ROY EN SON CONSEIL D’ESTAT, PREMIER VALET DE CHAMBRE DE SA MAJESTE ET GOUVERNEUR DE LA VILLE ET FORT DE MEULAN ET Mre (MESSIRE) LOUIS D’ESME, CONSEILLER ET AUMONIER DU ROY ET PRIEUR DE NOTRE DAME DE VESQUEMONT (EVECQUEMONT) 1638.
Depuis bientôt quatre siècles SUZANNE a été le témoin du développement et de la vie de notre village, carillonnant les joies, les peines et les grands événements des générations successives.
Souhaitons, avec respect encore longue vie à SUZANNE pour la satisfaction de tous les Hardricourtois.